Me poussent à croire que je ne rêve pas. Que je vis le rêve puisqu'il est là.
Le rêve c'est tOi.
Envie de te rendre hommage en peu de mots. Mais trop peu de mots. Et je ne sais pas. Comment définir quelque chose qui aux yeux du monde n'existe pas.
Deux ans déjà. Que j'ai retrouvé cette identité. Celle qui me pousse à croire en moi. Tant que le rêve est là.
Puisque le rêve c'est tOi.
Tu te souviens de ce premier instant. De mon regard perdu dans le néant. De mon indifférence voilée. De ma tristesse mal dissimulée.
Tu te souviens comme je n'étais rien. Comme je souffrais d'un passé que je n'essaierai pas d'expliquer en vain.
Moi je me souviens de cette funébre envie. De cette vision venue me percuter pour changer ma vie.
Puis je me souviens d'un grand moment. De mon regard de petite enfant. Quand tu m'as tendu ta main. Que tu m'as regardée comme on ne l'avait jamais fait. J'ai cru alors, un moment, exister.
Tu as eu l'air de tout deviner. Comme si face à toi j'avais fait preuve d'une dangereuse transparence. Je ne saurais regretter cette élan de confiance.
Et puis mes poumons obstrués d'un trop plein de sens me pousse à croire que c'est comme ça que je me suis mise à t'aimer. Que j'ai accepter ta main tendue pour ne plus jamais la relâcher. Que plus qu'un homme tu es celui qui m'a sauvée. Que plus qu'un homme tu es celui qui me pousse à vivre aujourd'hui, à vivre contre ce passé, à vivre jusqu'à en crever. Et je t'aime si tu savais..
Et je voudrais que les gens sachent. Et je voudrais leur dire qu'ils n'étaient pas là. Et je voudrais leur dire qu'ils n'ont pas vécu ça. Et je voudrais leur dire qu'ils ne te valent pas.



